26.11.2006

Dans la presse, le 26 novembre

Le Figaro - Royal à l'heure de l'adoubement par le PS
La candidate désignée par les militants sera intronisée par son parti dimanche à Paris.
Dans la salle, il y aura 60,65 % de délégués ayant voté pour elle, conformément au score qu'elle a recueilli le 16 novembre. Mais aussi 39,35 % de personnes qui auront voté soit pour Dominique Strauss-Kahn, soit pour Laurent Fabius, et qui attendent un geste de rassemblement de la candidate. Qu'elle s'est bien gardée de faire depuis sa désignation, patientant cinq jours avant d'appeler les battus au téléphone et en mettant l'accent sur sa volonté de se tourner « vers les Français » par le biais d'une campagne participative. Mais il n'y aura pas de voix discordante au congrès. Un ami de DSK fait mine de ne pas se formaliser : « C'est normal. On est encore dans le parfum du plébiscite. Mais, les campagnes électorales, on connaît : à un moment, on finit par avoir besoin de tout le monde. »

25.11.2006

Dans la presse, le 25 novembre

Libé - Présidentielle : «Le parti qui a désigné Royal est un parti largement décroché de la société»
Pour Emmanuel Todd, démographe et sociologue, l'étude du vote des militants PS lors de la primaire ne donne aucun signal d'une reconquête de l'électorat populaire.
Par Eric AESCHIMANN
Défricheur de la lutte contre la «fracture sociale» à l'aube des années 90, Emmanuel Todd juge que Ségolène Royal séduit «une France paisible et semi-rurale», mais pas les classes populaires.

24.11.2006

Dans la presse, le 24 novembre

AP | 23.11.06 | Ségolène Royal à guichets fermés à la "Mutu" dimanche --par Nathalie Schuck--
PARIS (AP) -- Ce sera sa consécration, une semaine et demie après sa large victoire: Ségolène Royal sera officiellement adoubée candidate du parti socialiste pour la présidentielle dimanche à la Mutualité, lors d'un congrès exceptionnel d'investiture.....
Ce sera "une belle salle, un joli congrès d'investiture avec un parti rassemblé et en dynamique", glisse un proche de Dominique Strauss-Kahn. Une "cérémonie des oscars", ironise un fabiusien. Les deux candidats malheureux seront présents, mais n'interviendront pas. Pour l'investiture de Lionel Jospin en 1995, son challenger Henri Emmanuelli avait pris la parole, mais il était alors patron du PS.

Le Point - Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy : Les deux destins de Ségolène

N'étant pas membre, grâce au ciel, de cette amicale d'internautes en folie qu'est en train de devenir le PS et n'étant nullement astreint, donc, à cet art de la langue de bois et de l'avalement de couleuvres en tout genre que l'on y appelle discipline de parti, je me sens parfaitement à l'aise pour dire les sentiments mêlés que m'inspire le triomphe de Ségolène Royal.
Je passe sur le cas de Dominique Strauss-Kahn, dont je persiste à penser, n'en déplaise à ceux qui ont déjà retourné leur veste, qu'il eût été le meilleur pour réinventer la gauche de gouvernement. .....

23.11.2006

Dans la presse, le 23 novembre

LE MONDE | Point de vue : Les deux options de Ségolène Royal, par Alain Touraine
La victoire de Ségolène Royal transforme profondément la situation politique au Parti socialiste (PS), et la gauche du non ne se relèvera pas de sa défaite. Ségolène Royal a cassé le vase de Soissons. Cette victoire peut cependant déboucher sur deux orientations différentes....
Si on accepte cette analyse, la grande question qui se pose aux membres du PS, anciens et nouveaux, est : comment sortir de cette impasse ? Comment revenir à une politique réaliste ? Dominique Strauss-Kahn (DSK) là-dessus a dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : il faut devenir social-démocrate comme tous les autres partis socialistes en Europe. Mais, s'il a bien défini l'objectif à atteindre, il n'a pas trouvé de réponse à la question plus concrète : comment y parvenir ? C'est-à-dire comment gagner l'élection sans se laisser entraîner par un électorat d'extrême gauche qui venait de montrer sa force en obtenant la victoire du non....

Le "pack" socialiste fait bloc derrière Ségolène Royal

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal a défendu mercredi son concept de campagne présidentielle "décentralisée" et "participative", François Hollande assurant à nouveau que le Parti socialiste dans "toutes ses sensibilités" serait au coeur de la bataille pour 2007....
Dernière illustration du "pack" socialiste retrouvé, après Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, Lionel Jospin, grand pourfendeur de la démocratie participative, s'est rangé mercredi derrière la présidente de Poitou-Charentes.....
"Le rassemblement, c'est la clé du code génétique du Parti socialiste", ajoute le conseiller de l'un des anciens "rivaux" de Ségolène Royal. Lors du congrès d'investiture, dimanche à Paris, le PS devrait donc offrir une image "rassemblée et dynamique", assure-t-il.
Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn devraient y apparaître mais l'hypothèse un temps évoquée d'un discours à la tribune n'a plus cours.

AP | 22.11.06 | Le rassemblement, "clé du code génétique des socialistes"

PARIS (AP) -- Le soutien, même timide, apporté mercredi par Lionel Jospin à Ségolène Royal n'a rien d'une surprise au Parti socialiste, où le rassemblement autour du candidat désigné constitue la règle d'or quels que soient les noms d'oiseau échangés auparavant.....
Rassembleur pour deux? Au cas où, François Hollande a promis de veiller à réunir la famille. "Il faut savoir rassembler, tendre la main et éviter demain les coups de pied", a insisté mercredi le premier secrétaire. "Dans le PS, pour ce qui est de ma responsabilité, j'associerai toutes les sensibilités, toutes les personnalités", a-t-il certifié. Ainsi, Laurent Fabius et DSK "seront forcément présents dans cette campagne", même s'ils "ne demandent pas à être des co-candidats".
Soucieux de ne pas passer pour de mauvais camarades, les deux candidats malheureux feront contre mauvaise fortune bon coeur en venant assister dimanche au congrès d'investiture de Ségolène Royal, au côté de quelque 1.500 délégués du PS. Un exercice obligé.

22.11.2006

Dans la presse, le 22 novembre

Libé - Au PS, la gagnante s'active, les perdants se remotivent
La vainqueure de la primaire veut poursuivre sur son élan de proximité. Les vaincus affichent leur loyauté.
Par David REVAULT D'ALLONNES
Des réunions pour l'une, des déjeuners pour les autres : hier, la candidate du PS, Ségolène Royal, et ses deux ex-adversaires ont réuni leurs troupes. La première pour commencer à réfléchir sur son organisation de campagne. Les seconds pour rassurer leurs «réseaux» sur leur moral....
Chez Dominique Strauss-Kahn
Le député du Val-d'Oise, qui a finalement eu Ségolène Royal hier midi au téléphone, avait fixé rendez-vous à ses troupes dans les locaux de la région Ile-de-France à l'heure du déjeuner. Histoire de lui remonter le moral, ses amis lui ont réservé une standing ovation. DSK les a incités à être «l'aile marchante, cohérente et conquérante du combat face à Nicolas Sarkozy». Il a précisé ne pas avoir l'intention d'entrer dans «un processus de négociation» avec la candidate désignée. Arrivé deuxième lors de la primaire, DSK a promis d'apporter son «concours à la campagne», histoire de ne pas obérer ses chances «de recours» après la présidentielle....

LE MONDE | 21.11.06 | Ségolène Royal invite les Français à définir eux-mêmes l'"ordre juste"
Inaccessible, même pour ses proches partisans, depuis sa triomphale désignation, le 16 novembre, par les militants, comme candidate du PS pour 2007, Ségolène Royal est réapparue, lundi 20 novembre sur TF1, pour évoquer, a minima, sa future campagne.....
Le congrès d'investiture de Mme Royal, prévu à la Mutualité de Paris, dimanche 26 novembre, échappera à cette règle. Les mille délégués attendus seront désignés par les fédérations, non pas en fonction du résultat du Mans, mais de celui du vote du 16 novembre. Autrement dit, la salle accueillera plus de 60 % de royalistes. Pour élargir le cercle au-delà du PS, les radicaux de gauche, avec lesquels un accord pour 2007 a été passé, ont été conviés. Leur président, Jean-Michel Baylet, pourrait intervenir. La parole sera aussi offerte à Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, voire Bertrand Delanoë, maire de Paris et ami de Lionel Jospin. Pour un rassemblement tourné vers les Français.

Les jospinistes craignent une campagne "multi-régionale" de Ségolène Royal (AFP, mardi 21 novembre)