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03.11.2006

L'aveu social-démocrate au PS

LE MONDE | 02.11.06 | ANALYSE de Michel Noblecourt
L'intérêt de la campagne interne au Parti socialiste en vue de la primaire d'investiture du candidat à l'élection présidentielle est qu'elle fait bouger les lignes. Ségolène Royal secoue avec vigueur la "vieille maison", quitte à toucher aux fondations. Laurent Fabius, dans le prolongement de son non au référendum européen de 2005, veut l'emmener le plus possible à gauche. Et Dominique Strauss-Kahn opère une sorte de "coming out" social-démocrate en ressortant du placard où elle avait été rangée, dès la création du PS en 1905, une social-démocratie dont beaucoup annoncent le déclin en Europe....
Dans le discours fondateur de sa campagne, le 4 octobre à Alfortville (Val-de-Marne), M. Strauss-Kahn a explicité davantage son credo social-démocrate : "Il faut du social. Le social, c'est l'objectif. Mais il nous faut la démocratie. La démocratie, c'est la méthode." Et, ajoutait-il, "la social-démocratie, c'est le compromis avec nos alliés, mais c'est aussi le compromis dans la société. Parce qu'un pas en avant est toujours bon à prendre". Dans une lettre aux dirigeants syndicaux - avec lesquels il a des liens anciens -, le 12 octobre, pour le centenaire de la charte d'Amiens, "DSK" propose de "construire un nouvel âge dans les relations entre la politique et le syndicalisme". Comme le PS, il préconise "une représentation fondée sur un vote sans évidemment transformer les syndicats en partis politiques". Il y ajoute, "pour les sujets relevant de la compétence des partenaires sociaux", une priorité "à la négociation collective sur la loi", à travers un "mécanisme qui peut être de nature constitutionnelle".....

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