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27.10.2006

Le débat du Zénith à Paris

Libé - Au Zénith, le PS fait monter les décibels
Les trois candidats PS participaient hier soir à Paris au deuxième débat régional.
Par David REVAULT D'ALLONNES
Ils ont, d'emblée, fait entendre leurs voix. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, avait pourtant insisté, en introduction : le candidat désigné «aura besoin de tous». Mais, avant même l'entrée en lice des compétiteurs, leurs supporteurs ont rivalisé de décibels, à coups de «Ségolène», «Laurent» ou «DSK». A l'école des primaires, le PS passait un nouvel examen, hier soir au zénith de Paris....
.... «La politique est de retour», a ensuite attaqué Dominique Strauss-Kahn, qui a appliqué la carte sociale-démocrate aux sujets du jour. «Il faut mener la réforme, pas seulement dans les cent premiers jours, mais du premier au dernier jour», a-t-il lancé à l'adresse de Laurent Fabius. Non sans régler son compte à «l'ordre juste» de sa rivale : «Je suis, vous êtes des progressistes. L'ordre est nécessaire, mais ne peut constituer un projet pour les socialistes.» Dominique Strauss-Kahn, après avoir prôné une «société de confiance, pas de surveillance», a conclu en appelant de ses voeux «un Parti socialiste qui gagne, qui gagne et qui gagne encore». A l'applaudimètre ?

Le Figaro - Au PS, la guerre des trois est déclarée
- Nicolas Barotte et Myriam Lévy
La courtoisie, qui était de mise lors des précédents débats entre Royal, DSK et Fabius, n'avait plus cours hier soir, devant quelque 6 000 militants réunis au Zénith, à Paris.
ON SE SERAIT cru au Stade de France. À 20 h 45, hier soir, les candidats n'étaient pas encore entrés dans la salle du Zénith que, déjà, des gradins de gauche, montait une clameur : « Ségolène ! Ségolène ! »...
Quand vient le tour de Dominique Strauss-Kahn, vers 22 h 20, il est évident que la salle est majoritairement pour lui. Du coup, il déploie un talent d'orateur qu'on ne lui avait pas vu dans ses précédents meetings. « Je veux un PS qui gagne, qui gagne et qui gagne encore », clame-t-il sous les applaudissements. Ciblant le slogan de Ségolène Royal, il lance : « l'ordre est nécessaire, mais il ne va pas à lui seul faire un projet ! Le socialisme, c'est le mouvement, c'est avancer ! » Les militants d'Ile-de-France, du moins ceux qui étaient hier soir au Zénith, ont fait leur choix.

TF1 - Le face à face des militants
Cris, applaudissements, huées : jeudi soir au Zénith, le ton est monté entre les partisans des trois prétendants à l'investiture PS.
Les militants ne se sont pas gênés pour exprimer bruyamment leurs préférences : "J'espère que c'est la première et la dernière fois", a lancé Ségolène Royal en sortant du Zénith.... Dominique Strauss-Kahn, qui a pris la parole le dernier, a semblé particulièrement à l'aise devant une salle sous le charme qui a ponctué son discours de hourras et de "DSK DSK". Anne Sinclair, perdue dans l'assistance, était radieuse.

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